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18.02.2008
Délocalisations. Ces emplois rayés de la carte
Une semaine comme une autre dans l'actualité économique et sociale : ces jours-ci, on apprenait que la célèbre
cristallerie d'Arques arrêtait sa fabrication en France et menaçait de se délocaliser aux Émirats arabes unis.
Le même jour, Michelin, un des deux leaders mondiaux du pneu, annonçait la fermeture de Kleber-Toul et confirmait sa volonté de doubler ses capacités de production en Russie et en Asie. De son côté, Arcelor-Mittal confirmait sa décision de liquider son site lorrain de Gandrange et ses 600 emplois. Délocalisation, redéploiement, restructuration…
Les statistiques de l'Insee et des organismes officiels ne font pas de différence quand il s'agit de comptabiliser les pertes d'emploi. Quelles que soient les décisions managériales, ces disparitions sont d'autant plus mal ressenties que ces sociétés ténors du CAC 40 ont affiché des bénéfices records en 2007. Certes, ces bons résultats ne doivent pas occulter des situations complexes. Avec l'influence négative des taux de change, les entreprises sont d'autant plus fragilisées qu'elles subissent de plein fouet la concurrence des pays à bas coût et à fort savoir-faire. C'est le cas du textile, de l'énergie et de l'aéronautique. Pour rester compétitif dans un contexte de dollar faible, Latécoère a annoncé la création d'une filiale «low cost» en Tunisie.
En rappelant qu'il s'agit d'y développer une activité d'assemblage de «sous-ensembles simples». Il n'empêche, cette expatriation amorce un mouvement désormais irréversible dans le secteur aérospatial.
Depuis trois décennies, le Grand Sud subit la lente mais tenace disparition de son industrie ouvrière. Après la sidérurgie, le textile, l'automobile est touchée à son tour... (suite)
18:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Délocalisations, Grand Sud, fermetures, emplois



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