22 janvier 2013

Délinquance. Les violences physiques progressent toujours

délinquance, insécuritéArticle paru dans la Dépêche du Midi le 22 janvier 2013.

Le préfet Henri-Michel Comet a dressé hier un bilan de la délinquance. Un exercice imposé où les chiffres se font de plus en plus rares et où les orientations ne réservent pas de surprise. Les violences physiques restent le point noir de ce bilan.

Résumer la délinquance du département en dix chiffres et trois diapositives. L'exercice est habituel mais hier, comme l'an dernier d'ailleurs, le préfet Comet hier a évité les détails à l'heure d'établir la cartographie de la délinquance. Elle «stagne» au plan général mais ce qui intéresse les autorités c'est de mettre en avant la belle progression dans l'activité des services : + 17,65 %. Policiers et gendarmes travaillent, toujours plus. Mieux aussi, on l'espère mais difficile de le savoir puisque les taux d'élucidation restent dans la rubrique non communiquée. Il faut aussi reconnaître, et le ministre de l'Intérieur l'a dit la semaine dernière, l'outil statistique ne donne pas satisfaction au gouvernement. Il va donc évoluer.

Une chose a déjà évolué : la méthode d'enregistrement des crimes et délits. La gendarmerie utilise le système Pulsar ce qui se traduit par une hausse significative de tous ses indicateurs. La faute à la délinquance où la manière de l'enregistrer ? «Il convient d'être prudent dans l'analyse», conseille le préfet, comme Manuel Valls vendredi dernier. La police va peu à peu adopter le Pulsar ce qui promet, là aussi quelques surprises, sans doute pas bonnes.

Système nouveau ou pas, une réalité n'a pas évolué : la hausse des violences physiques. Plus de 10 % de progression sur l'année, c'est inquiétant. La crise économique, et la crise de société tout court, explique une partie de cette hausse... (suite)

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