15.07.2008
Les vols à l'arme blanche explosent
Le couteau, arme de dissuasion massive ? Les événements survenus à la mi-juin rue Bayard, où deux commerçants ont été agressés au cutter et au couteau par un marginal et un malade psychiatrique, ne sont malheureusement pas des cas isolés. En un an, l'utilisation de l'arme blanche dans les vols avec violence a presque doublé. Une édifiante statistique illustre aujourd'hui ce phénomène inquiétant : le nombre de vols avec couteau a progressé de 57 % sur les six premiers mois, entre 2007 et 2008. À Toulouse, selon les chiffres de la police Nationale entre le 1er janvier et le 15 juin 2008, 123 vols au couteau ont été recensés contre 78 l'année dernière sur la même période. Soit vingt par mois. En revanche, les agressions à l'arme blanche seraient en recul passant de 50 à 55. Arme de sixième catégorie dont le port est strictement interdit, le couteau dont la lame oscille entre 8 et 15 cm de long se retrouve très souvent au cœur des bagarres, règlements de comptes ou agressions crapuleuses.
Détecteurs de métaux
« Le couteau est surtout une arme discrète. Il peut arriver qu'un simple différend ou une bagarre dégénère ou vire au drame lorsque l'un des belligérants possède une lame », confie un policier. À proximité des établissements scolaires, devant les bars ou à la sortie des discothèques, les lames ont tendances à s'aiguiser pour des mobiles allant de l'agression purement crapuleuse au règlement de comptes. « Ils m'ont dit donne moi tout ce que t'as ou je te crève ! », raconte encore choqué un jeune lycéen de Déodat-de-Séverac victime comme bon nombre de ses copains d'une agression au couteau. Les auteurs ? Des jeunes de 15 à 18 ans, pour la plupart, en bande, et qui dégainent la lame pour dépouiller des proies faciles... (suite)
09:58 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vols avec violence, couteaux, agressions, règlements de comptes
07.07.2008
Bagatelle : des coups de feu dans la cité
Le phénomène devient inquiétant. Jeudi soir, des armes à feu ont encore retenti dans un quartier sensible de Toulouse, Bagatelle en l'occurrence. Vers 19 h 30, rue de la Gironde, des riverains ont entendu des coups de feu et distingué plusieurs individus encagoulés. Ils ont alerté la police. Mais à l'arrivée d'une patrouille, tout le petit monde qui était regroupé là s'est rapidement éparpillé. En filant, une Renault 21 a tenté de percuter un véhicule des fonctionnaires. Un peu plus tard, deux personnes qui circulaient sur un scooter ont été interpellées. Ces deux jeunes gens ont été placés en garde à vue puis libérés hier parce qu'elles n'avaient finalement rien à voir avec cette affaire qui ressemble fort à un règlement de comptes entre bandes.
Les policiers de la sûreté qui enquêtent sur ces coups de feu en sont pour l'heure réduits à des supputations : aucune arme, aucune douille n'ont été retrouvées sur place. Et aucun témoin n'a souhaité se confier. Ce qui représente d'ailleurs une véritable difficulté dans ce type d'enquête.
blesses par des plombs
Reste les faits : depuis la mi-mars, en quatre mois, c'est le sixième incident de ce type qui se produit dans les quartiers. La première alerte remonte au 17 mars : près du centre culturel de Bellefontaine, des coups de feu claquent... (suite)
10:48 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coups de feu, règlement de compte, policiers
Violente bagarre en marge de la fête foraine de Tournefeuille
Cela ressemble à une bagarre programmée, à l'image des rendez-vous aussi idiots que gratuits que se donnent les supporteurs de football. Vendredi soir vers minuit, la police nationale a été appelée en renfort par la sécurité de la fête foraine de Tournefeuille où les incidents avaient tendance à se multiplier. Au milieu des manèges, pas grand chose à signaler. En revanche, devant le cinéma, les policiers ont découvert un groupe « très important » d'individus en train d'échanger des amabilités d'habitude réservées aux rings de boxe. Entre 50 et 100 personnes (certains témoins parlent même de plus de 150 participants !) qui se battaient comme des chiffonniers. La police a chargé pour siffler la fin de ce combat. La dispersion a été rapide et un deuxième round, opposant environ 50 personnes, a eu lieu quelques minutes plus tard place de la mairie. Nouvel arbitrage des policiers qui, cette fois, ont eu droit à l'opposition d'une dizaine d'individus bien décidés à en découdre. L'un d'eux a été interpellé. Mineur, âgé de 17ans et vivant dans le quartier Bellefontaine à Toulouse, il a même tenté de résister et a frappé un policier avant d'être finalement maîtrisé… Son placement en garde à vue a été différé puisqu' il a dû être soigné à l'hôpital en raison d'une arcade ouverte. Hier après-midi, la fête foraine s'est poursuivie « tranquillement », toujours sécurisée par trente maîtres-chiens.
10:28 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fête foraine, policiers, maîtres-chiens
Les pompiers à nouveau pris pour cible à Empalot
« Ras-le-bol ! » La colère grondait hier matin du côté du centre de secours Buchens, à Ramonville. Les pompiers de cette caserne poussent un vrai coup de gueule suite à de nouveaux incidents qui ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche dans le quartier d'Empalot, à Toulouse. De jeunes individus ont caillassé les pompiers après une intervention. Aucun des soldats du feu n'a été blessé mais ces agressions, énième épisode de tension récurrente, laisse à ces professionnels du secours un goût très amer.
« C'est inadmissible. Depuis le temps qu'on le dit, on va finir par ne plus y aller. Voir des gamins vous balancer des cannettes vides alors que vous venez d'éteindre un feu, c'est désespérant. Et tout ça dans l'indifférence quasi générale ! », déplore un pompier, très très en colère.
À l'origine, au cœur de la nuit hier vers 1 heure, les pompiers ont été sollicités en raison d'un feu d'appartement rue du Lot, dans une tour HLM. « Un gros feu dans un logement situé au 8e étage », signale un pompier. La lutte contre les flammes a été intense et gagnée par les pompiers. Pas de blessé, pas de difficulté majeure. Une intervention classique réalisée devant des dizaines de badauds ou de voisins venus assister « au spectacle » au milieu de la nuit. La suite a été beaucoup moins amicale. « Les incidents ont commencé quand nous terminions de noyer le feu, au moment des opérations de déblaiement et de rangement de nos équipements. Des jeunes nous ont pris pour cible. Nous avons reçu un peu de tout, des cailloux et des cannettes en verre notamment. Nous sommes les pigeons sur lesquels on tire », détaille un pompier présent sur place et qui digère très mal l'incident.
La police est intervenue et a notamment pris place dans les coursives pour éviter que les caillassages se poursuivent. Aucune arrestation n'a été signalée. « Notre mission c'est de sauver des gens !, rappelle un soldat du feu. Pas de prendre des cailloux sur la tête lancée par une dizaine d'abrutis dont nous avons le sentiment qu'ils agissent en toute impunité ».
10:19 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agressions, jets de cannettes, pompiers, caillassages
24.06.2008
Le palmarès de la violence, ville par ville
Où court-on le plus de risques de se faire agresser ? Quelles sont les communes les plus sûres ? "Le Figaro" révèle l'état des violences dans les quelque 400 agglomérations de 20 000 habitants et plus. D'après les chiffres incontestables de la PJ.
D'un côté, il y a la violence crapuleuse, celle commise pour s'emparer d'un bien, comme le sac ou le téléphone mobile que l'on arrache en frappant se victime. De l'autre, il y a la violence non crapuleuse autant dire la violence gratuite : l'enfant qui se fait agresser à la sortie de l'école pour un regard, pour rien, le conducteur rossé par un automobiliste irascible, la femme battue par son conjoint... (suite)
DOCUMENT (pdf) - le palmarès par département ou par taux de violence
18:26 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, agressions
Fête de la musique : 160 lacrymos tirées à St-Pierre
«Je me suis cru dans une guerre civile. Les lacrymogènes tombaient de partout. J'en ai pris plein la figure. La place était cernée par les policiers. Des jeunes leur lançaient des canettes dessus. Les gens couraient dans tous les sens. C'était très chaud, très tendu ! » Comme cette adolescente, plusieurs centaines de noctambules ont vécu, malgré eux, une véritable scène de guérilla urbaine qui s'est déroulée en plein centre ville, place Saint-Pierre, dimanche, vers 3 heures du matin, le soir de la fête de la musique (notre édition d'hier).
Le violent accrochage entre des jeunes et les CRS a duré au moins une heure. Au total, 160 grenades lacrymogènes ont été tirées ! Un record sur un espace aussi restreint. « Il y avait une nappe de lacrymo, ça me piquait les yeux. Je ne voyais rien, raconte une serveuse d'un des cafés de la place. Tout ce que j'ai aperçu, c'était d'un côté des jeunes éméchés, pas très malins, et, de l'autre, des CRS énervés. Il y avait du sang sur les trottoirs et même sur mon vélo », observe la jeune femme. Côté policiers, onze hommes ont été légèrement blessés. L'un a été brièvement hospitalisé.
C'est vers 3 heures du matin, alors que la place était encore noire de monde, que la situation a commencé à dégénérer. Les fourgons de CRS étaient stationnés le long du parking, non pas à l'écart mais dans la foule. Une position qui a d'ailleurs été critiquée par la suite, en interne, à l'hôtel de police. Les fourgons ont été la cible de jets de bouteilles... (suite)
14:21 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fête de la musique, grenades lacrymogènes, crs
23.06.2008
Affrontements entre policiers et émeutiers place Saint-Pierre
Bagarres entre bandes éméchées, VélôToulouse volés et dégradés ou petits trafiquants de shit arrêtés, la fête de la musique cuvée 2008, à Toulouse, a égrené son lot annuel d'incidents dans la nuit de samedi à dimanche. Un pic de violence atteint place Saint-Pierre alors que les concerts et les festivités étaient terminés.
Entre 3 heures et 4 heures, sur cette place très fréquentée, environ 200 jeunes ont provoqué les forces de l'ordre en jetant des bouteilles de bière en direction des véhicules de police et des CRS. Ces derniers ont riposté avec des bombes lacrymogènes pour disperser les fauteurs de trouble. La charge des policiers s'est soldée par dix interpellations. Au cours de ces affrontements, 11 policiers ont été légèrement blessés, deux ont été conduits à l'hôpital et l'un d'eux souffrait d'une fracture du doigt. Hier en fin de journée, sur les dix jeunes arrêtés, deux se trouvaient encore au commissariat central. Ils pourraient être déférés aujourd'hui en vue d'une probable comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. En banlieue aucun incident comparable à celui de la place Saint-Pierre. Le centre opérationnel de la gendarmerie a enregistré au cours de cette soirée spéciale 400 appels téléphoniques. Un nombre comparable à un week-end normal.
09:35 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, jets de bouteilles, policiers, crs
Violée en pleine rue
Une jeune femme âgée de 20 ans a été victime d'un viol dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 3 heures du matin, à Toulouse, alors qu'elle avait été abordée dans la rue par un inconnu. Des faits qui se sont déroulés dans un quartier ignoré de la victime, qui n'est pas toulousaine, mais vraisemblablement à proximité du centre ville. Comme des milliers de personnes, la jeune femme avait assisté, mercredi soir, au concert du festival Rio Loco, sur la prairie des Filtres, près de la Garonne. Dans la nuit, parce qu'elle se sentait mal, elle s'est isolée et a perdu de vue ses amies. Elle a alors décidé de traverser la ville seule pour rejoindre la gare routière, à Matabiau, dans le but de prendre un autobus pour Revel où elle habite. C'est sur ce trajet, alors que, connaissant mal la ville, elle cherchait son chemin, qu'elle a été accostée par un homme qui, d'après ce qu'elle a ensuite déclaré, serait âgé d'environ 25 ans. Celui-ci, sous le prétexte de la guider, l'a conduite à travers les rues. Une fois à l'écart, il l'a menacée avec un couteau et l'a violée, puis il a pris la fuite. En état de choc, la victime a alerté un automobiliste qui l'a conduite à la gare où elle est entrée en contact avec une patrouille de police. La brigade criminelle est, depuis, saisie de l'enquête. Entendue par les policiers, la jeune femme n'a pu dire précisément où s'était déroulée l'agression sexuelle. Elle aurait été commise sous un pont, peut-être dans le quartier des Demoiselles.
09:27 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : viol
17.06.2008
Une octogénaire violemment agressée pour 12 euros
Dans une clinique spécialisée près de Lanta, la victime panse ses plaies. Plus de 90 jours après l'agression sauvage dont elle a été victime lors de l'après-midi du 8 mai à Toulouse, cette femme de 85 ans tente de récupérer. Victime de fractures de la hanche, du fémur, de l'humérus, elle n'a pas pu être opérée. Et les médecins restent très prudents sur ses capacités de récupération. Leur patiente pourrait ne jamais remarcher normalement et être obligée d'utiliser un fauteuil roulant pour se déplacer…
À l'origine de cette fin de vie gâchée, deux garçons mineurs. Les enquêteurs de la brigade criminelle les ont identifiés après un mois d'investigations. Les policiers de la sûreté ont notamment travaillé sur les témoignages, ceux de la victime et d'un couple témoin de l'agression, rue Clément-Ader près de la place de la Croix-de-Pierre à Toulouse. Selon eux, deux individus « plutôt jeunes » sont arrivés dans le dos de la vieille dame vers 16 heures. L'un d'eux l'a alors violemment poussée vers le sol avant de s'emparer de son sac à main. Les deux agresseurs ont ensuite pris la fuite rapidement.
un ALIBI démonté
Autre indice important, un téléphone portable récupéré sur les lieux du vol par les témoins. Cet appareil a été rapidement réclamé par son légitime propriétaire, un garçon de 15 ans. Aux enquêteurs de la sûreté départementale, il a servi une version préparée. Témoin de l'agression « sauvage », il n'avait pas hésité à se lancer à la poursuite des voyous mais, malgré ses efforts, il n'avait pu les rattraper... (suite)
10:32 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, agression
16.06.2008
Rue Bayard : le ras-le-bol des commerçants
Il n'aura fait qu'un court passage au commissariat. L'homme qui a agressé au couteau un commerçant rue Bayard, samedi, vers 18 h 50, alors qu'un incendie ravageait un appartement dans la rue, a été hospitalisé d'office, hier, dans un établissement de soins psychiatriques. L'expert qui l'a examiné durant sa garde à vue a estimé qu'il n'était pas responsable de ses actes au sens pénal du terme. En clair : qu'il n'a pas toute sa tête. Il n'a pas été présenté devant un magistrat et échappe donc pour l'instant à toute poursuite judiciaire.
À aucun moment, cet homme n'a pu éclaircir les raisons de son geste qui ressemble à un coup de folie. Quelques jours après la blessure au cutter du président de l'association des commerçants, Daniel Billard, cette agression et le profil inquiétant de l'auteur présumé relancent le débat sur l'insécurité dans cette artère toulousaine, réceptacle de toutes les formes de misère.
une marche de bayard au capitole
Samedi, alors que la rue Bayard était bouclée à la circulation et que de nombreux pompiers et policiers étaient sur place à cause du violent incendie, Fabrice Nogues, 37 ans, un garçon sans emploi, qui n'est pas à proprement parler SDF puisqu'il habiterait dans un appartement au-dessus du lieu de l'agression, s'en est pris à plusieurs passants qu'il a importunés. Des accrochages qui se sont déroulés à une cinquantaine de mètres du lieu de l'incendie.
Sur le pas de sa porte, au n°24, près de la rue Laffitte, le patron d'une boutique de vêtements et chaussures pour femmes, Erkan Kaya, âgé de 40 ans, se serait interposé. Il a alors été frappé à quatre reprises avec un couteau : au cou, à l'oreille, à la joue, sur le crâne… (suite)
12:58 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, agression, coups de couteau


