05.05.2008

Toulouse. Étudiants et lycéens ont peur du racket

2029270037.jpgLes faits de vols violents à la sortie du lycée Déodat-de-Séverac ou de l'université du Mirail se multiplient. En quatre mois, de mi-décembre à mi-avril, près de soixante-dix étudiantes ont déposé plainte après avoir été agressées entre les grilles de la fac et la station de métro (lire notre édition du vendredi 25 avril). En petites bandes, les auteurs de ces violentes agressions sont des adolescents. Ils ont 14, 15 ans, parfois moins, et font main basse sur les téléphones ou ordinateurs portables, blousons ou portefeuilles.

Marginal il y a encore deux ans, le phénomène connaît une inquiétante flambée, reconnaît Fabienne Yron, la proviseure adjointe du lycée technique Déodat de Séverac : « Il y a une recrudescence par rapport à l'année dernière. Aux premier et deuxième trimestres, des dizaines d'agressions ont été signalées à la sortie du lycée, dans l'indifférence des gens, entre l'établissement et les stations de métro Arènes ou Fontaine-Lestang. » Notamment dans les petites rues qui mènent de l'établissement au métro. Car le périmètre d'action des racketteurs est connu de tous : compris entre fac du Mirail, Déodat et les Arènes, voire Basso-Cambo... (suite)

09.04.2008

Délinquance. Agressions à répétition à la fac du Mirail

Une quarantaine d'étudiantes et enseignantes victimes de vols avec violence depuis janvier.1902136299.jpg

La situation devient franchement critique aux abords de la fac du Mirail. Depuis le mois de janvier, des étudiantes, mais aussi des enseignantes, en tout cas systématiquement des femmes, sont victimes d'agressions et de vols qui n'ont cessé de se multiplier dans ce secteur qui va de l'école d'architecture au métro Université. « Il ne se passe pas un jour sans qu'il y ait une agression », lâche, indignée, une commerçante de la petite place à l'entrée de la fac. Selon nos informations, les policiers ont recensé une quarantaine de vols à l'arraché pendant ces trois derniers mois.

Ce lundi, deux nouvelles agressions se sont produites dans la rue qui relie l'université... (suite)

11.02.2008

Ces enfants caïds

4587873f92e902f18d1347068f80c833.jpgIls ont 12 et 13 ans. Le 14 janvier dernier, ils agressent au couteau deux adolescents plus âgés pour dérober un téléphone portable. L'une des victimes est rouée de coups à terre. Cette scène, très violente, s'est déroulée dans le quartier de la Cépière à Toulouse. Les deux agresseurs ont été arrêtés par la police, mis en examen, et placés sous contrôle judiciaire avec des mesures de liberté surveillée.

Les 17 et 18 décembre derniers, à Toulouse, autre agression : pour voler un scooter et un téléphone portable, trois jeunes de 13, 14 et 15 ans agressent violemment au couteau des adolescents. Dernièrement, un enfant de 12 ans a pris part à un pillage d'un magasin. « C'est une délinquance d'appropriation », constate le vice-procureur au parquet de Toulouse Richard Bometon. Dans les Hautes-Pyrénées, la moitié des délits attribués aux mineurs en 2007 concerne des vols.

La violence est parfois gratuite. Le 23 janvier dernier, à Toulouse, les policiers arrêtent deux gamins de 12 et 13 ans : ils tiraient à la carabine. Deux personnes ont été atteintes par des plombs.

La délinquance des adolescents est en éruption en Haute-Garonne : 20 % d'augmentation de mineurs mis en cause en 2007, soit 1 249 adolescents interpellés. Tandis qu'au niveau national, la délinquance des mineurs s'est stabilisée à 18 %.

« En revanche, le nombre de mineurs mis en cause dans des affaires de violence a augmenté de 8,1 % », souligne Christophe Soullez, directeur de l'Observatoire national de la délinquance. Un phénomène observé depuis 2003 en France.

Cette escalade de la violence concerne aussi les filles. La plus jeune détenue de France vient de fêter ses 14 ans en prison : à Agen, en novembre 2007, elle est soupçonnée d'avoir participé au meurtre d'un homme.

À Carcassonne, dans l'Aude, trois adolescentes ont été mises en examen, fin novembre, pour des faits présumés de séquestration : elles arrêtaient des automobilistes, les agressaient pour se faire remettre de l'argent ou une carte bancaire.

721 mineurs écroués

Comment les arrêter ? « La majorité des mineurs mis en cause sont des récidivistes. Ils gravissent les étapes dans l'échelle de la violence et n'hésitent plus à nous affronter », raconte un officier de gendarmerie à Toulouse. Le nombre de ces mineurs multirécidivistes... (suite)