19.11.2008

Les « petits » braquages se multiplient chez les commerçants toulousains

f.jpgUn fleuriste et un épicier de Toulouse victimes de vols avec violence hier soir.

En moins de 30 minutes hier soir, deux commerces de Toulouse ont été victimes d'attaques à main armée. Vers 18 h 30, un fleuriste installé avenue Jean-Rieux a vu débarquer deux jeunes individus. Ce duo ne venait pas récupérer des fleurs… Ils ont brandi un couteau et ont raflé l'argent qui se trouvait dans la caisse. Quelques centaines d'euros vite raflés avant de prendre la fuite. Plusieurs patrouilles de police ont foncé sur le secteur mais les suspects restaient hier soir introuvables. Trente minutes plus tard, c'est un épicier de la rue Gabril-Peri qui a été agressé. Pas d'arme « classique » cette fois mais une bombe lacrymogène largement utilisée pour contraindre le commerçant à donner l'argent présent dans sa caisse. Déjà lundi en début d'après-midi, un autre épicier de l'enseigne « Petit Casino » avait été attaqué boulevard de Strasbourg. C'était la deuxième fois depuis le début du mois qu'il était la cible d'un vol à main armé ! Ces attaques se multiplient depuis deux semaines avec des agressions quasi quotidiennes. Derrière ces faits ne se cachent pas des malfaiteurs chevronnés mais souvent des jeunes individus qui peuvent se montrer hyper agressifs comme dimanche soir dans une station-service de Blagnac où trois employées ont été frappées. Selon les investigations déjà en cours, ces différentes agressions n'auraient pas forcément de liens entre elles.

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27.10.2008

Castorama Portet braqué par trois individus

cas.jpgVol à main armé. Les voyous ont fait irruption dans un magasin samedi 20 minutes après la fermeture.

Terrible fin de journée pour une dizaine d'employés du magasin Castorama de la zone commercial de Portet-sur-Garonne. Les derniers employés, notamment les hôtesses de caisse, terminaient de compter la recette du jour quand deux individus ont débarqué vers 20 h 20. Ils ont utilisé la porte de sortie du personnel pour pénétrer dans le magasin, fermé au public. Le premier employé qui a croisé ce duo, les visages masqués, portant des gants et des armes, a été violemment frappé. Puis le vigile a lui aussi pris des coups avant que les deux hommes, très déterminés, réclament l'argent à la caisse centrale. Sous le regard terrorisé des employés, les deux braqueurs ont raflé plusieurs milliers d'euros avant de repartir. À l'extérieur, un complice les attendait au volant d'une voiture. Ils ont immédiatement disparu. Le temps que l'alerte soit diffusée, les trois hommes se trouvaient loin. Un Volkswagen Golf a brûlé quelques minutes plus tard à la Reynerie... (suite)

18.04.2008

Fusillades entre gangs des cités

858142063.jpgFusil à canon scié ou à pompe, revolver ou réplique d'un fusil d'assaut…, ça sent la poudre dans les cités. Les armes ont désormais la parole dans les quartiers sensibles de la ville. Depuis un mois des coups de feu résonnent devant les barres d'immeuble de La Faourette, Bellefontaine ou Reynerie. Inquiétants et récurrents, ces incidents d'un genre nouveau ont franchi un degré de violence jamais atteint jusqu'ici. Fait rare : ces affrontements armés entre jeunes de cités, La Faourette contre Bagatelle, Reynerie contre Bellefonatine, ont fait deux blessés dans la nuit de mercredi à jeudi. Deux hommes d'environ 25 ans ont été évacués à l'hôpital Purpan touchés par des impacts de plomb passage Pergaud, à Bellefontaine. Des blessures légères mais qui traduisent la montée en gamme d'une délinquance armée et outillée qui n'hésite plus à dégainer pour défendre un bout de territoire, régler des comptes ou venger un frère d'arme. Le mobile ? « Des querelles interquartiers liées à des histoires futiles », avance un enquêteur. Un scooter volé dans une cité par une bande suffit désormais à provoquer la fureur vengeresse d'un clan ennemi. Hier encore, peu avant 1 heure, des tirs en rafale à Bellefontaine... (suite)

20.03.2008

Bellefontaine. Coups de feu et saisie d'armes

194250136.jpgDébut de nuit agitée, lundi soir dans le quartier de Bellefontaine, à Toulouse, où deux fusils sont découverts par les policiers à la suite de plusieurs détonations d'armes à feu entendues non loin du centre culturel Alban-Minville. Des tirs, pas de blessés et trois impacts de balles, minimes, figurent sur la façade du gymnase rénové. Hier matin, les policiers de la brigade de voie publique relèvent les premiers indices. Ces fusils ont-ils un lien direct avec les coups de feu entendus lundi soir ? L'enquête devra le préciser. Reste que la découverte de cette cache relance le débat sur l'existence d'armes à feu dans les cités. Des armes qui n'ont rien de jouets : un fusil Beretta, calibre 12 et une réplique d'un fusil M16 chargé. « Une découverte peu fréquente, reconnaît le procureur adjoint, Richard Bometon. Il faut à présent étudier les circonstances et le contexte de ces saisies. »

Tout commence lundi, peu après 22 heures. Le vigile du centre culturel posté devant l'enceinte entend plusieurs coups de feu. Des tirs entendus aussi par des habitants d'un immeuble voisin. Arrivés sur place, les policiers de la brigade anticriminalité se déploient sur le secteur et autour des immeubles du passage Pergaud. Une zone en chantier et en pleine réhabilitation urbaine. Dans un hall, sous une gaine technique, ils découvrent deux fusils prêts à l'emploi. Seule certitude, le centre culturel distant d'environ 500 mètres du lieu de la saisie n'était pas visé par les tirs. Plusieurs hypothèses sont avancées. Règlement de compte entre bandes rivales, expédition punitive à la suite d'une bagarre. Les enquêteurs attendent les résultats des prélèvement effectués sur place. Des faits rares dans ce quartier en pleine reconstruction. « Ce centre ne cristallise aucune violence et les jeunes se sont appropriés sans difficulté les nouveaux locaux », précise la directrice d'Alban-Minville qui a déposé une plainte contre X à la suite de ces coups de feu.

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