17.03.2009

Intervention de Louis ALIOT à Arras

Vidéo de l'intervention de Louis ALIOT, tête de liste FN aux élections européennes du 7 juin 2009 pour la grande région Sud-ouest.

16.03.2009

Discours de Louis ALIOT lors de la Convention d'Arras

arras2009_louis_mlp_bg.jpgAvec la construction européenne, la question de la souveraineté est redevenue une question centrale de la vie politique.

Deux questions essentielles se posent : la démocratie est-elle pensable en dehors du concept de souveraineté ? La construction d'un ordre international soi-disant « pacifique » fondé sur le droit, suppose-t-elle la liquidation du concept de souveraineté ?

La démocratie ne peut se penser qu'à partir du concept de souveraineté car elle est l’expression même de la souveraineté du peuple. C’est ainsi que la révolution française, bourgeoise et libérale a tout fait pour museler l’expression directe du peuple, d’où notre régime représentatif.

En matière internationale, l'alternative à laquelle nous sommes confrontés n'est pas entre droit international et souveraineté mais entre souveraineté et oligarchie technocratique et financière.

L’article 3 de notre constitution affirme que " le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. " Dès lors, la seule autorité légitime à laquelle nous devons obéissance, c'est à nous-mêmes !

La liberté civile suppose donc un peuple libre et la liberté des citoyens exige la souveraineté politique de la nation.

Si on renonce à la souveraineté, on renonce obligatoirement à l'idée de pouvoir du peuple, c'est-à-dire à la démocratie. Les néolibéraux sont partisans de l'État de droit, mais, pour eux, l'État de droit n'inclut pas nécessairement l’expression directe. Il faut penser pour le peuple, puisque le peuple n’est pas apte à penser.

Le débat actuel sur l’Europe est emblématique de cet état d’esprit. Pour les tenants du traité de Lisbonne, le progrès de la civilisation doit déboucher sur un ordre légal mondialisé, c'est-à-dire sur une sorte d'État de droit à l'échelle planétaire qui ne pourrait se construire que sur l’anéantissement des souverainetés nationales.

Toute société a besoin d’un Etat pour l’organiser et pour défendre les valeurs qui lui permettent de subsister. Il ne peut y avoir de stabilité nationale ou internationale que dans le cadre d’Etats-Nations assurant pleinement leurs prérogatives régaliennes.

Curieusement l’Europe est le seul continent du monde qui a entrepris la liquidation des ses Etats, alors que partout ailleurs... (suite)