21.04.2008
Policiers frappés à coups de barres de fer
Deux policiers frappés avec des barres de fer, un troisième attaqué avec un pavé lancé en plein visage : d'une rare violence, les heurts de la nuit dernière à Bellefontaine en disent long sur la radicalisation d'une délinquance des quartiers dont les éléments les plus hostiles n'hésitent plus à affronter les forces de l'ordre, passées tout près d'un lynchage. Certains allant même jusqu'au corps à corps comme c'est le cas dans la nuit de samedi à dimanche.
En patrouille dans le quartier de Bellefontaine, hier, peu avant 2 heures, les policiers de la brigade anticriminalité (Bac) du Mirail interpellent en flagrant délit un jeune incendiaire de voiture.
Lors de l'arrestation, les policiers sont pris à partie, comme souvent dans ce genre de situation, par un groupe à proximité de la dalle Maurois. Deux fonctionnaires sont frappés violemment à coups de barre de fer. Un autre reçoit en pleine face un pavé lancé à quelques mètres de distance par un individu venu en découdre. Blessé au visage et la mâchoire enfoncée, le policier est hospitalisé. Il a pu regagner son domicile hier.
Alors que la situation dégénère, des forces de l'ordre arrivent en renfort et tirent à douze reprises des grenades lacrymogènes pour disperser les fauteurs de trouble... (suite)
13:48 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : violence urbaine, bellefontaine, bac, barres de fer, délinquance
20.03.2008
Bellefontaine. Coups de feu et saisie d'armes
Début de nuit agitée, lundi soir dans le quartier de Bellefontaine, à Toulouse, où deux fusils sont découverts par les policiers à la suite de plusieurs détonations d'armes à feu entendues non loin du centre culturel Alban-Minville. Des tirs, pas de blessés et trois impacts de balles, minimes, figurent sur la façade du gymnase rénové. Hier matin, les policiers de la brigade de voie publique relèvent les premiers indices. Ces fusils ont-ils un lien direct avec les coups de feu entendus lundi soir ? L'enquête devra le préciser. Reste que la découverte de cette cache relance le débat sur l'existence d'armes à feu dans les cités. Des armes qui n'ont rien de jouets : un fusil Beretta, calibre 12 et une réplique d'un fusil M16 chargé. « Une découverte peu fréquente, reconnaît le procureur adjoint, Richard Bometon. Il faut à présent étudier les circonstances et le contexte de ces saisies. »
Tout commence lundi, peu après 22 heures. Le vigile du centre culturel posté devant l'enceinte entend plusieurs coups de feu. Des tirs entendus aussi par des habitants d'un immeuble voisin. Arrivés sur place, les policiers de la brigade anticriminalité se déploient sur le secteur et autour des immeubles du passage Pergaud. Une zone en chantier et en pleine réhabilitation urbaine. Dans un hall, sous une gaine technique, ils découvrent deux fusils prêts à l'emploi. Seule certitude, le centre culturel distant d'environ 500 mètres du lieu de la saisie n'était pas visé par les tirs. Plusieurs hypothèses sont avancées. Règlement de compte entre bandes rivales, expédition punitive à la suite d'une bagarre. Les enquêteurs attendent les résultats des prélèvement effectués sur place. Des faits rares dans ce quartier en pleine reconstruction. « Ce centre ne cristallise aucune violence et les jeunes se sont appropriés sans difficulté les nouveaux locaux », précise la directrice d'Alban-Minville qui a déposé une plainte contre X à la suite de ces coups de feu.
10:31 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : armes, bellefontaine, fusils, coups de feu, beretta, tirs, violence


