02.06.2008

Marine Le Pen tend la main aux mégrétistes et aux Identitaires

243420585.jpgJean-Marie Le Pen réunit en conseil national, samedi 31 mai, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) les cadres nationaux, secrétaires départementaux et élus du Front national pour relancer le parti (...)

Au programme de ce conseil national, figurent la réorganisation du Front national avec la divulgation du nouvel organigramme, mais aussi une analyse de la situation politique que chacun, Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen comme Bruno Gollnisch, s'accordent à présenter comme pleine d'espoir pour le FN. "Le nombre des déçus du sarkozysme se multiplie", indiquent-ils avec joie. "La situation est conforme à ce que nous prévoyions : les Français réalisent que, comme Jacques Chirac, avec les restaurateurs, Nicolas Sarkozy ne peut sauver la pêche, à cause des accords européens, estime M. Gollnisch. De même sa réforme institutionnelle est de la poudre aux yeux". Marine Le Pen, quant à elle, dénonce "le double discours du président de la République sur les 35 heures ou sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne". Mais reconnaissent-ils, le FN ne voit toujours pas ses électeurs revenir au bercail. "Les déçus ont un réflexe de désaffection pour le politique. Il va nous falloir amorcer ce retour", explique M. Gollnisch. Les élections européennes de 2009 devraient en être l'occasion. Le lancement de la campagne pourrait se faire lors de l'université d'été programmée à la mi-septembre.

Le nouvel organigramme du FN, imposé par le licenciement d'une vingtaine de personnes sur soixante permanents, a l'avantage de mettre fin aux doublons qui existaient autrefois entre le secrétariat et la délégation générale. Conformément à ce qui a été décidé au congrès de novembre, Louis Aliot reste secrétaire général en charge des fédérations des élus et des élections. Les deux vice-présidences exécutives confiées à Mme Le Pen (formation, communication, propagande) et M. Gollnisch (programme et affaires internationales) se partagent des missions qui, autrefois, étaient dévolues à la délégation générale et certaines de l'ancien secrétariat général. Chacun s'est entouré de ses proches montrant ainsi qu'il compte bien s'appuyer sur son fief pour prouver sa capacité à diriger le parti.

Ces derniers temps, Marine Le Pen, souvent taxée de "coupeuse de tête", s'est attelée à montrer qu'elle pouvait rassembler... (suite)