18.04.2008
Services publics. Le Grand Sud paie le prix fort
Dans les bassins d'emplois ruraux ou semi-urbains du Grand Sud, les services publics sont indispensables à l'économie locale et au lien social. Aussi leur suppression ou leur réorganisation qui se traduit souvent par des baisses d'effectifs est un sujet sensible qui mobilise les élus et les foules. La révision à la hussarde de la carte judiciaire et la suppression annoncée de tribunaux ont provoqué moult remous parmi les professionnels. La refonte des régiments , quasiment classée secret-défense, ne mobilise pas pour le moment. Mais en touchant aux hôpitaux et à l'Education nationale, le gouvernement souffle sur des braises déjà chaudes.
La pêche aux économies
Le président de Région Midi-Pyrénées, Martin Malvy (PS), également président de l'association des Petites villes de France, dénonçait hier « une réforme de l'hôpital à très hauts risques pour tous nos concitoyens qui habitent à plus de 30 ou 35 minutes d'un CHU ou d'un hôpital départemental », et en mettant le président de la République en garde contre la création de « déserts de santé ».A défaut d'être allé chercher la croissance avec les dents comme il l'avait promis, Nicolas Sarkozy part à la pêche aux économies sur le service public et les effectifs de l'Etat, civils ou militaires. Collectivités locales et l'économie des territoires risquent d'en payer l'addition.
15:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : services publics, carte hospitalière, carte judiciaire, fermetures
18.02.2008
Délocalisations. Ces emplois rayés de la carte
Une semaine comme une autre dans l'actualité économique et sociale : ces jours-ci, on apprenait que la célèbre
cristallerie d'Arques arrêtait sa fabrication en France et menaçait de se délocaliser aux Émirats arabes unis.
Le même jour, Michelin, un des deux leaders mondiaux du pneu, annonçait la fermeture de Kleber-Toul et confirmait sa volonté de doubler ses capacités de production en Russie et en Asie. De son côté, Arcelor-Mittal confirmait sa décision de liquider son site lorrain de Gandrange et ses 600 emplois. Délocalisation, redéploiement, restructuration…
Les statistiques de l'Insee et des organismes officiels ne font pas de différence quand il s'agit de comptabiliser les pertes d'emploi. Quelles que soient les décisions managériales, ces disparitions sont d'autant plus mal ressenties que ces sociétés ténors du CAC 40 ont affiché des bénéfices records en 2007. Certes, ces bons résultats ne doivent pas occulter des situations complexes. Avec l'influence négative des taux de change, les entreprises sont d'autant plus fragilisées qu'elles subissent de plein fouet la concurrence des pays à bas coût et à fort savoir-faire. C'est le cas du textile, de l'énergie et de l'aéronautique. Pour rester compétitif dans un contexte de dollar faible, Latécoère a annoncé la création d'une filiale «low cost» en Tunisie.
En rappelant qu'il s'agit d'y développer une activité d'assemblage de «sous-ensembles simples». Il n'empêche, cette expatriation amorce un mouvement désormais irréversible dans le secteur aérospatial.
Depuis trois décennies, le Grand Sud subit la lente mais tenace disparition de son industrie ouvrière. Après la sidérurgie, le textile, l'automobile est touchée à son tour... (suite)
18:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Délocalisations, Grand Sud, fermetures, emplois


