22.04.2008
Dans le conflit des travailleurs sans papiers, la CGT évoque une possible "sortie de crise"
La grève des travailleurs sans papiers s'étend. Ils sont désormais 600, soit deux fois plus qu'au début de leur mouvement, mardi 15 avril. Instigatrice de cette action, la CGT évoque toutefois une possible "sortie de crise". Une semaine après le lancement de cette grève inédite, deux représentants du syndicat ont été reçus, lundi 21 avril au soir, par Thierry Coudert, directeur de cabinet du ministre de l'immigration, Brice Hortefeux. Un rendez-vous accordé pour "débloquer la situation", selon M. Coudert.
A l'issue de cette rencontre d'une heure, Raymond Chauveau, secrétaire général de l'Union locale de Massy (Essonne) et Francine Blanche, secrétaire confédérale, ont reçu l'assurance que les demandes de régularisation des grévistes allaient être examinées rapidement. Dès mercredi, le syndicat déposera l'ensemble des dossiers auprès des cinq préfectures d'Ile-de-France où se situent les entreprises occupées. "Il appartiendra aux préfets de se prononcer au cas par cas, rappelle le directeur de cabinet du ministre. Il n'y aura pas de négociation globale."
Pour Mme Blanche, cet examen ne devrait toutefois pas prendre beaucoup de temps. "Les dossiers sont très simples, explique-t-elle. Ce sont des fiches de paie. Il n'y a aucune contestation possible. On est bien dans le cas de la régularisation de travailleurs !" La CGT s'appuie sur "la jurisprudence Grande Armée" : en février, 8 cuisiniers de ce restaurant parisien avaient obtenu des papiers après une grève avec occupation. Pour cela, ils avaient fourni une photocopie de leur passeport, quatre photos et un certificat d'hébergement. Leur direction avait présenté à la préfecture un contrat de travail et les feuilles de paie, conformément à la circulaire du 7 janvier, qui prévoit que les demandes de régularisation sont appuyées par l'employeur, avec un contrat ferme d'embauche d'un an minimum.
M. Chauveau se félicite de la "petite ouverture" du ministère de l'immigration, mais il assure que "l'ensemble des piquets de grève resteront en place jusqu'à ce qu'on ait la certitude que l'examen des dossiers avance bien dans les préfectures".
Les appels à la régularisation des travailleurs sans-papiers continuent de se multiplier. Les syndicats d'inspecteurs du travail ont demandé à leur tour, lundi, "l'ouverture immédiate de négociations avec les partenaires sociaux"... (suite)
17:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grève, sans papiers, régularisations, cgt


