01.07.2009

Suite à une agression dans leur immeuble, trois personnes témoignent

hall.JPGIl y a trois jours, elles ont été les témoins d'une agression violente, dans le hall de leur immeuble. « On n'a rien vu, car le hall est caché lorsqu'on est à la fenêtre, mais on a tout entendu. C'était d'une violence extrême ». Ces trois résidentes du quartier de la Reynerie tirent le signal d'alarme sur la situation dans leur quartier.

Que s'est-il passé exactement en bas de chez vous ?

Vers 1 h 30 du matin, nous avons entendu quelqu'un crier. C'était traumatisant. Il hurlait de douleur. Nous avons entendu son crâne heurter violemment un mur.

Il a été passé à tabac.

Qu'avez-vous fait ?

Nous n'osions pas descendre. On entendait mais on ne pouvait pas voir ce qui se passait. Nous avons appelé les policiers. Ils ont mis trente minutes pour arriver. Cet homme aurait pu mourir. Mais attention, nous n'en voulons pas du tout à la police. Ils font ce qu'ils peuvent avec les moyens qu'on leur donne.

Vous semblez très en colère.

Oui, nous le sommes, car la situation est devenue insupportable... (suite)

09.03.2009

De plus en plus d'agresssions la nuit en centre ville

bag.jpgTabassé pour un regard de travers, roué de coups pour un téléphone portable ou une veste, battu pour avoir refusé une cigarette... À Toulouse, ces agressions gratuites ou crapuleuses (pour de l'argent) se multiplient de manière inquiétante dans le centre ville la nuit. Deux cent six bagarres ont été recensées par la police entre septembre 2008 et février 2009, soit une par nuit.

« En hausse depuis ces six derniers mois, par rapport à l'année dernière », reconnait-on au commissariat central, ces violences enregistrées entre minuit et 6 heures du matin sont multiformes. « Les agresseurs ne sont pas forcément des jeunes en errance ou des délinquants chevronnés mais souvent des personnes insérées », souligne le directeur départemental de la sécurité publique. A Toulouse, deux employés de bar avaient pris l'habitude de se livrer à des exactions en fin de nuit. Les victimes ? Des noctambules aussi jeunes qu'eux qui ont eu la malchance de croiser leur chemin. En janvier, à Sesquières, non loin de la discothèque la Dune, trois jeunes gens ont été roués de coups par deux frères employés dans une société de bâtiment et un complice venus aborder le groupe « pour chercher la bagarre », se souvient l'une des victimes de ce passage à tabac. Les témoignages que nous relatons ici dépeignent une violence qui semble sans limite. Selon la patron de la police, l'alcool serait le dénominateur commun entre la bagarre d'ivrognes, l'agression gratuite et l'attaque crapuleuse... (suite)

11.12.2008

Un surveillant tabassé à Seysses

200812110037_zoom.jpgUn surveillant de la maison d'arrêt de Seysses a été victime de coups de poing de la part d'un jeune détenu de 19 ans hier vers 10 heures, dès l'ouverture de sa cellule. Placé dans l'unité du service médical psychologique régional (SMPR), le détenu n'a pas hésité à frapper au visage le fonctionnaire qui a été évacué aux urgences de la clinique Occitanie, à Muret. En octobre dernier, ce même détenu avait violemment pris à partie son camarade de cellule. Incarcéré depuis le 18 septembre dernier, ce garçon est connu à la maison d'arrêt pour des accès de violence d'où son placement au sein du SMPR. Un incident qui a fait réagir le syndicat pénitentiaire des surveillants non-gradés. « On est révolté par cette nouvelle agression car ce détenu n'a pas le profil pour rester à Seysses », indique Jérôme Massip. Depuis quelques semaines des détenus en attente de jugement dans des affaires de viol et d'agressions sexuelles sont mélangés aux autres populations de la maison d'arrêt. Une mixité qui peut-être source de tensions. Vendredi dernier, un détenu qui avait frappé deux surveillants du centre de détention de Muret a été condamné à deux ans de prison.

source

06.05.2008

Mazamet. Un policier tabassé pendant une arrestation à Aussillon

1240791428.jpgVers 19h30 hier soir, six fourgons de CRS, soit une cinquantaine d'hommes de la Police Nationale sont arrivés en renfort sur Mazamet-Aussillon afin de se déployer tout au long de la nuit sur la cité et en particulier dans le secteur de la Falgalarié à Aussillon. C'est la toute première réponse apportée par l'Etat au très grave incident qui s'est produit la veille, jeudi soir vers 19 heures, au cours duquel un jeune policier ADS (adjoint de sécurité) du commissariat a été roué de coups.

Ce 1e mai en effet, vers 19 heures, la patrouille du commissariat de Mazamet, informée par radio, a croisé un véhicule qui venait tout juste d'être volé et au volant duquel se trouvait un jeune âgé de 17 ans environ. La patrouille suit la voiture volée. Affolé, le conducteur perd le contrôle et finit sa course contre un mur, près du pont de la Falgalarié, à la chaufferie collective. Le policier ADS sort du véhicule et se met à la poursuite du jeune voleur. Au niveau du rond point, plus à l'intérieur du quartier, il l'appréhende et tente de lui enfiler les menottes. C'était sans compter l'arrivée sur place d'une quinzaine de jeunes du quartier, des mineurs et de jeunes majeurs, qui s'en prennent violemment au policier en tenue... (suite)

25.04.2008

70 plaintes d'étudiantes agressées au Mirail

1838677347.jpgLa cote d'alerte est largement dépassée dans le secteur de la fac du Mirail où les agressions d'étudiantes, attaquées pour leurs téléphones et leurs ordinateurs portables, n'ont cessé de se multiplier. Entre janvier et début avril, une quarantaine de plaintes avaient été recensées comme nous l'écrivions dans notre édition du 9 avril. Aujourd'hui, près d'un mois plus tard, c'est environ 70 plaintes d'étudiantes agressées «Notre présence a souvent été décriée» que, selon nos informations, la police a enregistrées. Un chiffre énorme, à peine croyable. Le stade du larcin a été largement dépassé et c'est à un problème de sécurité publique majeur que la communauté universitaire et les pouvoirs publics sont confrontées.

Précisément, la police a recensé, entre le 18 décembre 2007, date du premier fait, et le 15 avril, 63 agressions. Cette série ne s'est pas arrêtée à cette date-là. Malgré une certaine accalmie due aux vacances universitaires, mardi, un jeune homme a été passé à tabac. Ses assaillants lui ont dérobé sa guitare et son téléphone portable.

frappée et insultée

Il ne faut pas croire que ces vols à l'arraché se déroule sans heurts,ni même dans la discrétion. La majorité ont lieu en plein jour, vers midi, où 19 heures, entre l'entrée de l'université et le métro. Et ils sont particulièrement violents... (suite)