03.06.2008
« La rue Bayard devient le Far West de Toulouse »
Encore sous le choc, Daniel Billard, responsable de l'association des commerçants de la rue Bayard montre sa joue gauche entaillée. Il explique : « Vendredi soir, après une soirée passée entre copains, je rentrais chez moi rue Agathoise, avec une amie. À quelques pas de l'entrée, deux individus ont commencé à lancer des insultes dégradantes à mon amie. J'ai tenté de calmer le jeu. En vain. En poussant la porte, l'un des individus a alors passé le bras au travers de la grille et m'a entaillé au cutter la joue de l'oreille au menton. » Immédiatement, Daniel Billard s'est rendu à la pharmacie de la gare pour se faire apporter les premiers soins : « La blessure saignait beaucoup », ajoute le commerçant.
réagir avant un drame
Dès samedi matin, Daniel Billard a porté plainte avant de se rendre à l'hôpital pour des soins complémentaires. Le responsable ne cache pas sa colère après cette agression et il est aussi très inquiet face à l'augmentation de l'insécurité rue Bayard et dans le quartier. « Cette rue devient le Far West de Toulouse, n'hésite-t-il pas à dire. Je demande à la mairie de Toulouse de réagir rapidement. Ce qui se passe est inadmissible. Il faut mettre en place, au moins chaque fin de semaine, des effectifs de police pour patrouiller dans cette artère où le public subit un véritable racket de la part de bandes de marginaux ». Il poursuit : « Si la situation perdure dans ce sens, un drame va avoir lieu. Certains commerçants sont exaspérés et ils ont déjà sorti le fusil à pompe. (suite)
10:49 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agression, insultes, racket, coup de cutter
05.05.2008
Toulouse. Étudiants et lycéens ont peur du racket
Les faits de vols violents à la sortie du lycée Déodat-de-Séverac ou de l'université du Mirail se multiplient. En quatre mois, de mi-décembre à mi-avril, près de soixante-dix étudiantes ont déposé plainte après avoir été agressées entre les grilles de la fac et la station de métro (lire notre édition du vendredi 25 avril). En petites bandes, les auteurs de ces violentes agressions sont des adolescents. Ils ont 14, 15 ans, parfois moins, et font main basse sur les téléphones ou ordinateurs portables, blousons ou portefeuilles.
Marginal il y a encore deux ans, le phénomène connaît une inquiétante flambée, reconnaît Fabienne Yron, la proviseure adjointe du lycée technique Déodat de Séverac : « Il y a une recrudescence par rapport à l'année dernière. Aux premier et deuxième trimestres, des dizaines d'agressions ont été signalées à la sortie du lycée, dans l'indifférence des gens, entre l'établissement et les stations de métro Arènes ou Fontaine-Lestang. » Notamment dans les petites rues qui mènent de l'établissement au métro. Car le périmètre d'action des racketteurs est connu de tous : compris entre fac du Mirail, Déodat et les Arènes, voire Basso-Cambo... (suite)
18:41 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racket, agressions, vols, violence, adolescents


