01.04.2008

Après l’ouverture à gauche, l’ouverture à l’extrême gauche ...

1062964133.jpgCommuniqué de presse de Marine Le Pen

François Fillon a affirmé dimanche sur TF1 et répète depuis que la "France est prête à accueillir des militants des Farc" pour obtenir la libération de la franco-colombienne Ingrid Bétancourt.

Ce que le Premier ministre désigne par le terme de "militants", ce sont des terroristes appartenant aux Forces armées révolutionnaires de Colombie, qui utilisent la terreur et la violence comme mode d’expression politique. Ils entretiennent une guérilla qui, depuis trente ans, a assassiné des dizaines de milliers de civils.

Après François Mitterrand, qui avait accordé en son temps l’asile aux terroristes italiens d’extrême gauche, Nicolas Sarkozy veut se faire aujourd’hui le protecteur des miliciens marxistes de Colombie.

Le Front National, qui souhaite évidemment la libération d’Ingrid Bétancourt, dénonce tout marchandage politique qui viserait à accueillir en France des terroristes, reconnus comme tels par l’Union européenne et par l’ONU, et placerait la France au ban des démocraties.

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20.03.2008

Descente chez les islamistes

496999957.jpgL' intervention américaine en Irak a commencé il y a tout juste cinq ans. Et son onde de choc n'en finit pas de se propager. Loin du bourbier de Bagdad et de ses attentats-suicides quotidiens, c'est toujours en Europe et singulièrement dans les cités françaises que les djihadistes recrutent les candidats à la guerre sainte. Les sept suspects interpellés mardi à Carcassonne et Toulouse par les policiers de la division antiterroriste (DNAT) sont les derniers d'une liste qui ne cesse de s'allonger. En février 2007 déjà, six personnes avaient été mises en examen. La première véritable filière de recrutement démantelée en région toulousaine. En octobre dernier, c'est dans le quartier Montaudran et dans le Lot que la DNAT avait procédé à un nouveau coup de filet, soldé par l'incarcération d'un présumé « formateur ». Jouant sur la paupérisation et le repli communautaire au cœur de populations ghettoïsées, les islamistes jouent clairement la carte de la radicalisation confessionnelle pour enrôler et conditionner des jeunes désocialisés. Le temps est loin où SOS Racisme fédérait les colères et les aspirations des jeunes beurs de banlieues. Foin de laïcité, les gamins se reconnaissent aujourd'hui plus volontiers dans des organisations religieuses islamiques explicitement communautaristes et fondamentalistes, comme l'Union des Organisations Islamiques de France (UOIF, liée à l'organisation islamiste internationale des Frères musulmans) ou l'Union des Jeunes Musulmans. D'autres prédicateurs autoproclamés n'ont plus qu'à souffler sur les braises du mécontentement et du sentiment d'injustice pour que les mots, au bout du compte, se transforment en bombes. Et un aller simple pour l'enfer. Le procès qui s'est ouvert hier à Paris est éloquent. L'histoire de trois potes des Buttes-Chaumont morts loin de chez eux, en un dérisoire combat... (suite)