24.06.2008
Le palmarès de la violence, ville par ville
Où court-on le plus de risques de se faire agresser ? Quelles sont les communes les plus sûres ? "Le Figaro" révèle l'état des violences dans les quelque 400 agglomérations de 20 000 habitants et plus. D'après les chiffres incontestables de la PJ.
D'un côté, il y a la violence crapuleuse, celle commise pour s'emparer d'un bien, comme le sac ou le téléphone mobile que l'on arrache en frappant se victime. De l'autre, il y a la violence non crapuleuse autant dire la violence gratuite : l'enfant qui se fait agresser à la sortie de l'école pour un regard, pour rien, le conducteur rossé par un automobiliste irascible, la femme battue par son conjoint... (suite)
DOCUMENT (pdf) - le palmarès par département ou par taux de violence
18:26 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, agressions
23.06.2008
Affrontements entre policiers et émeutiers place Saint-Pierre
Bagarres entre bandes éméchées, VélôToulouse volés et dégradés ou petits trafiquants de shit arrêtés, la fête de la musique cuvée 2008, à Toulouse, a égrené son lot annuel d'incidents dans la nuit de samedi à dimanche. Un pic de violence atteint place Saint-Pierre alors que les concerts et les festivités étaient terminés.
Entre 3 heures et 4 heures, sur cette place très fréquentée, environ 200 jeunes ont provoqué les forces de l'ordre en jetant des bouteilles de bière en direction des véhicules de police et des CRS. Ces derniers ont riposté avec des bombes lacrymogènes pour disperser les fauteurs de trouble. La charge des policiers s'est soldée par dix interpellations. Au cours de ces affrontements, 11 policiers ont été légèrement blessés, deux ont été conduits à l'hôpital et l'un d'eux souffrait d'une fracture du doigt. Hier en fin de journée, sur les dix jeunes arrêtés, deux se trouvaient encore au commissariat central. Ils pourraient être déférés aujourd'hui en vue d'une probable comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. En banlieue aucun incident comparable à celui de la place Saint-Pierre. Le centre opérationnel de la gendarmerie a enregistré au cours de cette soirée spéciale 400 appels téléphoniques. Un nombre comparable à un week-end normal.
09:35 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, jets de bouteilles, policiers, crs
17.06.2008
Une octogénaire violemment agressée pour 12 euros
Dans une clinique spécialisée près de Lanta, la victime panse ses plaies. Plus de 90 jours après l'agression sauvage dont elle a été victime lors de l'après-midi du 8 mai à Toulouse, cette femme de 85 ans tente de récupérer. Victime de fractures de la hanche, du fémur, de l'humérus, elle n'a pas pu être opérée. Et les médecins restent très prudents sur ses capacités de récupération. Leur patiente pourrait ne jamais remarcher normalement et être obligée d'utiliser un fauteuil roulant pour se déplacer…
À l'origine de cette fin de vie gâchée, deux garçons mineurs. Les enquêteurs de la brigade criminelle les ont identifiés après un mois d'investigations. Les policiers de la sûreté ont notamment travaillé sur les témoignages, ceux de la victime et d'un couple témoin de l'agression, rue Clément-Ader près de la place de la Croix-de-Pierre à Toulouse. Selon eux, deux individus « plutôt jeunes » sont arrivés dans le dos de la vieille dame vers 16 heures. L'un d'eux l'a alors violemment poussée vers le sol avant de s'emparer de son sac à main. Les deux agresseurs ont ensuite pris la fuite rapidement.
un ALIBI démonté
Autre indice important, un téléphone portable récupéré sur les lieux du vol par les témoins. Cet appareil a été rapidement réclamé par son légitime propriétaire, un garçon de 15 ans. Aux enquêteurs de la sûreté départementale, il a servi une version préparée. Témoin de l'agression « sauvage », il n'avait pas hésité à se lancer à la poursuite des voyous mais, malgré ses efforts, il n'avait pu les rattraper... (suite)
10:32 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, agression
16.06.2008
Rue Bayard : le ras-le-bol des commerçants
Il n'aura fait qu'un court passage au commissariat. L'homme qui a agressé au couteau un commerçant rue Bayard, samedi, vers 18 h 50, alors qu'un incendie ravageait un appartement dans la rue, a été hospitalisé d'office, hier, dans un établissement de soins psychiatriques. L'expert qui l'a examiné durant sa garde à vue a estimé qu'il n'était pas responsable de ses actes au sens pénal du terme. En clair : qu'il n'a pas toute sa tête. Il n'a pas été présenté devant un magistrat et échappe donc pour l'instant à toute poursuite judiciaire.
À aucun moment, cet homme n'a pu éclaircir les raisons de son geste qui ressemble à un coup de folie. Quelques jours après la blessure au cutter du président de l'association des commerçants, Daniel Billard, cette agression et le profil inquiétant de l'auteur présumé relancent le débat sur l'insécurité dans cette artère toulousaine, réceptacle de toutes les formes de misère.
une marche de bayard au capitole
Samedi, alors que la rue Bayard était bouclée à la circulation et que de nombreux pompiers et policiers étaient sur place à cause du violent incendie, Fabrice Nogues, 37 ans, un garçon sans emploi, qui n'est pas à proprement parler SDF puisqu'il habiterait dans un appartement au-dessus du lieu de l'agression, s'en est pris à plusieurs passants qu'il a importunés. Des accrochages qui se sont déroulés à une cinquantaine de mètres du lieu de l'incendie.
Sur le pas de sa porte, au n°24, près de la rue Laffitte, le patron d'une boutique de vêtements et chaussures pour femmes, Erkan Kaya, âgé de 40 ans, se serait interposé. Il a alors été frappé à quatre reprises avec un couteau : au cou, à l'oreille, à la joue, sur le crâne… (suite)
12:58 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, agression, coups de couteau
13.05.2008
Policiers pris à partie à la Reynerie
Un individu s'est présenté devant les policiers le visage ensanglanté, dans la nuit de jeudi à vendredi dans le quartier de la Reynerie, à Toulouse. Victime d'une agression avec une bouteille, il a été pris en charge par les secours. Lorsque les policiers ont interpellé le suspect, une vingtaine de personnes se sont rassemblées pour faire barrage aux forces de l'ordre en tentant de les mettre en échec. Ils ont finalement embarqué le suspect au commissariat central. Ce dernier a été placé en garde à vue et devrait être déféré aujourd'hui devant le parquet. Un incident qui a tendance à se répéter dans les quartiers sensibles de la ville. Il y a trois semaines, à Bellefontaine, ce scénario avait conduit à de graves violences à l'encontre de policiers de la Bac qui avaient reçu des coups des barres de fer alors qu'ils tentaient d'interpeller l'auteur d'un incendie de voiture.
11:12 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agressions, policiers, violence
07.05.2008
Figeac : mort à la fête
Il demandait du feu. Le jeune homme a été poignardé.
Un jeune homme de 23 ans a été mortellement blessé d'un coup de couteau, dans la nuit de vendredi à samedi, vers 3 heures du matin, place Vival, à Figeac. Les flons-flons de la fête s'étaient juste éteints lorsque le drame a éclaté contre toute attente, plongeant deux villes dans la stupeur et la douleur. Pourquoi Anthony Svec, originaire d'Aubin, en Aveyron, et qui travaillait dans une entreprise de Viviez est-il mort ? Seule l'enquête le déterminera peut-être. La soirée avait été calme et la consommation d'alcool semblait moins importante que les années précédentes. Au moment des faits, une quinzaine de gendarmes patrouillait sur les lieux en raison de la grosse foule qui se pressait jusqu'à minuit.
Et puis survint la tragédie dont les circonstances n'étaient pas encore établies hier en fin de journée. Acte gratuit ? Altercation qui a mal tourné ? On sait que parmi les noctambules, Anthony Svec va demander du feu à un groupe de jeunes. L'un d'eux aurait sorti soudain une lame tranchante pour le frapper à l'abdomen. Le blessé, pris de panique, accompagné d'un ami, court jusqu'à la place de la Halle. Parvenu devant boucherie, près d'un bar qui donne sur la place, Antony murmure à son compagnon « Je n'en peux plus » et il s'écroule... (suite)
11:16 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : violence, figeac, agression, coup de couteau, poignardé
05.05.2008
Toulouse. Étudiants et lycéens ont peur du racket
Les faits de vols violents à la sortie du lycée Déodat-de-Séverac ou de l'université du Mirail se multiplient. En quatre mois, de mi-décembre à mi-avril, près de soixante-dix étudiantes ont déposé plainte après avoir été agressées entre les grilles de la fac et la station de métro (lire notre édition du vendredi 25 avril). En petites bandes, les auteurs de ces violentes agressions sont des adolescents. Ils ont 14, 15 ans, parfois moins, et font main basse sur les téléphones ou ordinateurs portables, blousons ou portefeuilles.
Marginal il y a encore deux ans, le phénomène connaît une inquiétante flambée, reconnaît Fabienne Yron, la proviseure adjointe du lycée technique Déodat de Séverac : « Il y a une recrudescence par rapport à l'année dernière. Aux premier et deuxième trimestres, des dizaines d'agressions ont été signalées à la sortie du lycée, dans l'indifférence des gens, entre l'établissement et les stations de métro Arènes ou Fontaine-Lestang. » Notamment dans les petites rues qui mènent de l'établissement au métro. Car le périmètre d'action des racketteurs est connu de tous : compris entre fac du Mirail, Déodat et les Arènes, voire Basso-Cambo... (suite)
18:41 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racket, agressions, vols, violence, adolescents
L'inquiétant retour de la grande violence
Des cambriolages qui s'enchaînent en banlieue ouest samedi. Puis une nuit marquée par une tentative de braquage au bowling de Montaudran, à Toulouse, et un home-jacking, violent, à Ramonville… Nouvelle alerte à l'hyper-violence multicarte. « Depuis quelques jours, on constate une recrudescence des cambriolages accompagnés de vols de voiture. Même si nous manquons encore de recul pour l'affirmer, tout indique qu'une nouvelle équipe de délinquants commence à faire parler d'elle », confie un officier de la gendarmerie.
Et les gendarmes n'ont pas l'intention de se laisser embarquer dans une folle série, comme à l'automne quand chaque nuit, des vols de voitures étaient commis chez des particuliers, réveillés en plein sommeil par des hommes aux visages cachés derrière des cagoules et exhibant des armes.
une Audi a 4 volée sous les coups
C'est ce cauchemar qui a été vécu hier matin 5 h 30 par un couple de Ramonville, dans le quartier de Port-Sud. Plusieurs individus ont pénétré dans leur maison par effraction pour récupérer les clefs d'une Audi A 4. Menaces, insultes, coups, les agresseurs ont mélangé détermination et violence. Ils sont repartis au volant de l'Audi A 4 qui a disparu dans la nuit malgré la diffusion de l'alerte... (suite)
11:32 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cambriolages, violence, vols de voitures, caillassage
25.04.2008
70 plaintes d'étudiantes agressées au Mirail
La cote d'alerte est largement dépassée dans le secteur de la fac du Mirail où les agressions d'étudiantes, attaquées pour leurs téléphones et leurs ordinateurs portables, n'ont cessé de se multiplier. Entre janvier et début avril, une quarantaine de plaintes avaient été recensées comme nous l'écrivions dans notre édition du 9 avril. Aujourd'hui, près d'un mois plus tard, c'est environ 70 plaintes d'étudiantes agressées «Notre présence a souvent été décriée» que, selon nos informations, la police a enregistrées. Un chiffre énorme, à peine croyable. Le stade du larcin a été largement dépassé et c'est à un problème de sécurité publique majeur que la communauté universitaire et les pouvoirs publics sont confrontées.
Précisément, la police a recensé, entre le 18 décembre 2007, date du premier fait, et le 15 avril, 63 agressions. Cette série ne s'est pas arrêtée à cette date-là. Malgré une certaine accalmie due aux vacances universitaires, mardi, un jeune homme a été passé à tabac. Ses assaillants lui ont dérobé sa guitare et son téléphone portable.
frappée et insultée
Il ne faut pas croire que ces vols à l'arraché se déroule sans heurts,ni même dans la discrétion. La majorité ont lieu en plein jour, vers midi, où 19 heures, entre l'entrée de l'université et le métro. Et ils sont particulièrement violents... (suite)
14:13 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agressions, mirail, étudiantes, violence, vols, plaintes, passage à tabac
22.04.2008
Indignation après la violente agression de policiers au Mirail dimanche. Cinq jeunes de Bellefontaine ont été écroués hier soir.
Cités. L'escalade de la violence
C'est un pas de plus franchi dans la violence. Pour la première fois à Toulouse de façon aussi frontale, des policiers - trois fonctionnaires de la brigade anticriminalité (BAC) du Mirail - ont été pris à partie par un groupe d'une vingtaine de personnes. Dimanche, peu avant 2 heures du matin, près de la dalle Maurois, dans le quartier Bellefontaine, ces assaillants ne se sont pas contentés, si on peut dire, de caillasser les forces de l'ordre à distance. Armés de barres de fer et de divers projectiles (un alternateur de voiture a même été retrouvé), ils ont attendu les policiers de pied ferme alors que les fonctionnaires ramenaient vers leur véhicule un incendiaire qu'ils venaient d'interpeller. Les policiers ont subi un déchaînement de violence (notre édition d'hier). « Ils nous ont donné l'assaut quatre fois », témoigne l'un d'eux. « Ce soir-là, affirme-t-il, ils ont franchi un cap. » Les trois policiers ont été blessés. L'un d'eux surtout a reçu une brique jetée en pleine figure... (suite)
17:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, délinquance, policiers


